La production de l'électricité dans le monde génère des émissions de CO2 quand elle est d'origine fossile. Nous avons une conviction : produit simple à utiliser, l'électricité peut être un vecteur efficace pour
« décarboner » nos économies.
L’hydraulique : une des priorités d’EDF pour produire de l’électricité sans carbone.
Produire de l’électricité sans carbone : une réalité
La production d’électricité sans carbone repose sur des technologies matures que nous connaissons bien : le nucléaire, les énergies renouvelables, dont l’hydraulique. Notre stratégie industrielle s’appuie clairement sur le développement prioritaire du nucléaire et des énergies renouvelables : hydraulique, éolien, biomasse.
C’est pourquoi nous nous engageons dans la mise en œuvre de ces solutions, en tenant compte des contextes spécifiques à chacun des pays où nous intervenons.
En parallèle, nous avons la certitude que, dans un contexte énergétique tendu, il est nécessaire de concilier énergies centralisées et décentralisées faiblement carbonées. En témoignent nos projets dans le développement des énergies nouvelles réparties intégrées aux bâtiments, comme le solaire thermique ou photovoltaïque, la biomasse ou les pompes à chaleur. Nous sommes aussi engagés dans la recherche et le développement de nouvelles technologies renouvelables très prometteuses comme la géothermie profonde ou l’énergie de la mer.
L’électricité, un moyen simple de « décarboner » l’économie
L'électricité sans carbone peut se substituer utilement aux modes de production d'origine fossile. Cela vaut déjà pour les usages domestiques comme le chauffage (par exemple avec la pompe à chaleur), pour les transports collectifs (comme le tramway) et individuels (avec la voiture hybride rechargeable ou la voiture électrique), ou encore pour l'industrie (avec le développement de l'induction). Pour nous, cette stratégie de transfert est indissociable d'une stratégie de maîtrise des consommations énergétiques, que rend possible la souplesse d'utilisation de l'électricité. Notre position : moins d'électricité par usage et davantage d'usages de l'électricité.
Pour une taxe contribution « énergie-climat »
Notre Groupe est favorable à une contribution « énergie-climat » taxant les énergies fossiles, en tenant compte de leur poids respectifs dans les émissions de gaz à effet de serre. Nous avons d'ailleurs participé activement aux travaux de la Commission européenne pour la mise en place des permis d'émissions de CO2. Ainsi, comme d'autres secteurs industriels, celui de l'électricité est soumis partiellement depuis 2005 à une taxation sur les émissions de CO2 des centrales de production, via un système de quotas que nous devrons acheter en totalité en 2013. Jusqu'à présent, les autres formes d'énergie (gaz, fioul), alors qu'elles contribuent à la plus grosse part des émissions de CO2, échappent au système des quotas. C'est pourquoi nous sommes favorables à la mise en place de la taxe carbone, qui rétablit ainsi l'équilibre.